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Prix littéraire

Les 5 finalistes pour le Prix du livre Lorientales 2013

1. Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve éditeur

2. Ouatann, Azza Filali, Elyzad éditeur, Tunis

3. Rue des Voleurs, Mathias ENARD, Actes Sud

4. Une cerise pour couper le jeûne, Hafez Khiyavi, Serge Safran, éditeur.

5. Ya salam !, Najwa M. Barakat, Sindbad l'Orient des livres


Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve éditeur

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 Un magnifique portrait de femme : Louise l’indépendante dans l’Algérie colonisée, femme libre dans une Algérie devenue indépendante, Louise l’insoumise dans l’Algérie en proie au chaos civil…

 

Alger sans Mozart est un roman polyphonique composé de plusieurs voix :

- Celle de Louise, d’abord, qui refuse de quitter l'Algérie, et qui, à l’image de sa ville, se dégrade au fil des jours. En opposition avec sa famille française, en rupture avec sa belle-famille algérienne, Louise est une paria, abandonnée de tous, une greffe de la France des lumières dans la vieille terre d’Afrique. Une greffe en voie de rejet.

- Celle de Marc, son neveu, metteur en scène célèbre qui vit à Paris, catalyseur des destins de Louise et de Sofiane qu'il manipulera, comme ses acteurs, par son cynisme et son désespoir.

- Celle de Sofiane, jeune algérois, qui incarne l’Algérie nouvelle, dynamique, curieuse de son passé, gourmande de son futur.

 

Un hommage à l’Algérie et aux Algériens écrasés par la destinée. Alger sans Mozart est une mosaïque qui met en lumière soixante ans de schizophrénie. La schizophrénie de deux pays qui refusent d’admettre leurs liens irrémédiables. Ce roman écrit par un Algérien et un Français s’attache à reconstituer le puzzle si complexe de l’Histoire commune aux deux pays.


Ouatann, Azza Filali, Elyzad éditeur, Tunis

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Tunisie, 2008, ciel bleu, âmes grises. Pègre et politique ont scellé leurs épousailles, l'affairisme tient le haut du pavé. Non loin de Bizerte, un village qui se meurt en silence où des jeunes embarquent pour l'Italie, les soirs sans lune. Dans une maison, au bout d'une corniche déserte, deux hommes et une femme se trouvent réunis : Rached, jeune fonctionnaire cupide et désinvolte, Naceur, ingénieur dont la vie, un jour, bascula, et Michkat, avocate en quête de repères. Tous trois soudés par un même désir, celui d'un avenir qui se fait attendre. La vie patine. À la jointure entre ciel et mer, le bonheur danse, insaisissable. Vivre, vivre... mais comment ?

 

Ouatann est un roman puissant qui donne à lire une Tunisie rarement décrite. Azza Filali y brosse le tableau d'une société pré-révolutionnaire où le dénuement des uns, le luxe effréné des autres et l'atrophie programmée des valeurs citoyennes ont privé les êtres d'une dimension essentielle : le bonheur du pays partagé. Mais suffit-il donc que la révolution paraisse ?


Rue des Voleurs, Mathias ENARD, Actes Sud.

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C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.

Dans Rue des Voleurs, roman à vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des Voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe.


Une cerise pour couper le jeûne, Hafez Khiyavi, Serge Safran, éditeur.

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Le ramadan observé par un gamin afin de séduire une belle cousine et d’accéder au monde des adultes, le vol et la profanation du cadavre d’un oncle incestueux, une fête chiite révélant la vie secrète d’un quartier, un enlèvement et une exécution sans motif apparent ou les méditations désabusées d’un sniper sont autant d’approches qui mettent ici à nu quelques tabous de la société iranienne contemporaine.

 

Une cerise pour couper le jeûne met en scène, souvent à travers le regard d’un enfant, les figures truculentes ou inquiétantes d’une petite ville de province sous la République islamique, quelque part entre le Chaminadour de Jouhandeau et le Macondo de Garcia Marquez.

 

Une ironie facétieuse et une jubilation d’écriture tantôt tendre, tantôt féroce, dominent ces récits d’un quotidien baigné de violence familiale, d’épopée religieuse et d’intrigues de bazar.


Ya salam ! Najwa M. Barakat, Sindbad l'Orient des livres

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Membres d’une milice qui s’est illustrée pendant la guerre par ses exactions, Louqmane, artificier, l’Albinos, tortionnaire, et Najib, sniper, ont perdu avec le retour de la paix civile tout ce qui faisait leur vie : le plaisir de tuer, de torturer, de violer. L’Albinos fait la connaissance de Salam, une femme du quartier qui ne rêve que de se “caser”, mais il est assassiné peu après leurs fiançailles quand est révélé son affreux passé de tortionnaire. Salam se rapproche alors de Louqmane, bien qu’il l’exècre ostensiblement et se plaise à l’humilier, mais finit par perdre ses illusions. Et c’est au tour de Najib, l’ancien sniper fou, de jeter son dévolu sur elle dans une relation sadomasochiste d’une rare violence. Entre-temps, espérant faire rapidement fortune, les trois amis se sont lancés dans la fabrication d’un produit miraculeux censé débarrasser la ville des cohortes de rats qui l’ont envahie…

Ce roman sur l’impossible réinsertion de trois anciens miliciens dont on ne connaîtra ni la confession religieuse ni l’appartenance politique dénonce en fait, bien au-delà de la situation proprement libanaise, aussi bien les horreurs de la guerre dite civile que la logique des rapports de domination homme-femme. Ecrit dans une langue crue transgressant tous les tabous, il est certainement l’un des textes les plus audacieux de la nouvelle littérature féminin arabe.


PRESELECTION PRIX DU LIVRE LES LORIENTALES 2013

  1. A l’ombre du jasmin, Hamed Kalouaz, Rouergue, La brune
  2. L’arche de Noé, Khaled al Khamissi, Actes sud
  3. D’autres vies, Imane Humaydane, Gallimard
  4. Bakshisch, Esmahan Aykol, Buchet Chastel
  5. Le bonheur conjugal, Tahar Ben Jelloun, Gallimard
  6. Une cerise pour couper le jeûne, Hafez Khiyavi, Serge Safran éditeur
  7. Les désorientés, Amin Maalouf, Grasset
  8. Divorce à la musulmane à viale Marconi, Amara Lakhous, Actes Sud
  9. Les fantômes de Jérusalem, Waciny Laredj, Sindbad
  10. Gratte-ciel, Tashin Yücel, Actes Sud
  11. Infidèles, Abdellah Taïa, Seuil
  12. Jour d’obscurité, Leylâ Erbil, Actes Sud
  13. La maison de Leyla, Zülfü Livaneli, Gallimard
  14. La malédiction, Hyam Yared, Ed. des Equateurs
  15. Miroirs en fuite : anthologie de nouvelles marocaines contemporaines, Mohammed Berrada, Aden éditions
  16. Notre-Dame d’Alice Bhatti, Mohammed Hanif, Ed. des 2 terres
  17. Les ombres du Yali, Suat Derwish, Libretto
  18. Les plumes ou Les preuves qui échappèrent à Mem Azad durant sa loinraine et drolatique escapade, Salim Barakat, Actes Sud
  19. Le ravin du chamekier, Ahmad Aboukhnegar, Sindbad
  20. La ronde des prétendants, ghada Abdel Aal, Ed. de l’Aube
  21. Le royaume de cette terre, Hodat Barakat, Actes Sud
  22. Silence et tumulte, Nihad Sirees, R. Laffont
  23. Sous les branches du grenadier, May Mannassa, Encre d’Orient
  24. Hotel Miranda, Iman Bassalah, Calmann Levy
  25. Rue des voleurs, Mathias Enard, Actes Sud
  26. Nos si brèves années de gloire, Charif Majdalani, Seuil
  27. La meilleure façon de s'aimer, Akli Tadjer, JC Lattès
  28. Ouatann, Azza Filali, Elyzad, Tunis
  29. Anima, Wadji Mouawad, Lemeac/Actes Sud
  30. Colline 3, Messaoud Benyoucef, Alma Editeur
  31. Alger sans Mozart, Michel Canesi, Jamil Rahmani, Naïv
  32. Un trait de khôl au bord des yeux, Laurence Fontaine Kerbellec, Publibook


REGLEMENT PRIX LITTERAIRE LES LORIENTALES 2013

Règlement

Le 3ème LIVRE LORIENTALES sera choisi parmi les romans édités, sortis en librairie en 2012.

Le jury, si possible présidé par X, comprendra le Président des Lorientales ou son représentant et créateur du Prix, et les 20 habitants du pays de Lorient ou adhérents des Lorientales, choisis par Les Lorientales parmi celles et ceux qui auront fait une demande ou adressé une lettre, une carte postale ou un courrier électronique à :

PRIX LORIENTALES

4 rue du Kreisker

56100 Lorient

contact site web: www.lorientales.com

En expliquant les raisons de leur candidature et leurs goûts littéraires.

Les candidats sont priés d’indiquer leur date de naissance, leur situation de famille, leur profession et leur adresse exacte, et d’envoyer leur courrier avant le 28 février 2013 à minuit, le cachet de la poste faisant foi.

Pour pallier une éventuelle défection de juré, il leur sera demandé de donner pouvoir au Président des Lorientales, lors de la délibération, et de lui remettre, sous pli cacheté, leurs choix.

Les membres du jury recevront cinq romans sélectionnés par un comité constitué par Les Lorientales, composé du Bureau, de personnes ressources. Les livres seront mis à disposition  par Les Lorientales à la librairie l’Imaginaire à Lorient.

Le jury se réunira le samedi 1er juin 2013 pour délibérer. La proclamation du résultat sera l'après-midi du 1er juin 2013 . Les jurés assisteront et participeront aux différents évènements consacrées au Livre Lorientales.

Les membres du jury sont bénévoles et ne recevront aucune rémunération ni aucune indemnité, sous quelque forme que ce soit.

Les livres sont prêtés et resteront la propriété de l’association les Lorientales.

Le jury délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents. La voix du président est prépondérante en cas d’égalité des voix.

Il n’y a pas de classement ex-aequo pour la désignation du LIVRE LORIENTALES.

Le fait même de participer à l’opération  LIVRE LORIENTALES implique l’acceptation pleine et entière de ce règlement.

Toute personne prenant part à cette opération renonce à tout recours sur les conditions de son organisation et de son déroulement, ainsi qu’à tout recours contre les décisions, y compris les résultats, du comité de sélection des livres ou du jury.

La responsabilité des LORIENTALES ne saurait être engagée à l’occasion des déplacements et séjours des jurés.

Omar Taleb

Président des Lorientales.

           

      Les dates clés

      Samedi18 février 2012 : Date limite d’envoi des lettres de candidature pour faire partie du jury.

      Jeudi 23 février 2012 : Réunion pour le choix du jury et le choix des 5 livres.

      Vendredi 23 mars 2012: A la librairie l'Imaginaire à Lorient, annonce de la composition du jury et des 5 romans sélectionnés. Si le jury n'arrive pas à trancher, un sixième roman pourra être sélectionné.

      Samedi 2 juin 2012 : Réunion du jury, délibération et vote

      Samedi 2 juin 2012, après-midi: Proclamation du 2ème Livre Lorientales.


L'Imaginaire

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A Lorient, qui ne connait-pas cette librairie? Elle nous aide dans le choix des livres et  à la préparation du Prix Lorientales,.

Ce choix est crucial. Outre les grandes maisons d'éditions, elle déniche pour les Lorientales des éditeurs passionnés, au catalogue riche et magnifique.


Vous aurez plaisir à découvrir avec nous ces trésors.


Prix Lorientales 2012

Je ne suis pas celle que je suis, Chahdortt Djavann, Flammarion

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Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme.

Deux histoires entrelacées. L'une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l'héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l'autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d'un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l'exil et la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.


interview


Prix Les Lorientales 2011

Toute une histoire, Hanan el-Cheikh

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L'auteure a recueilli les confessions de sa mère, qui, en dépit de son infidélité conjugale, apparaît comme un symbole de courage et de dignité. Portrait d'une femme du peuple, rusée, truculent, enjouée...


Liban


Actes Sud, Arles (Vaucluse)

Mondes arabes.

Le prix du roman arabe de l'Institut  du Monde Arabe a été décerné le 18 mai 2011 à la romancière libanaise pour son ouvrage "Toute une histoire".

Notre jury couronnera-t-il aussi cet ouvrage? Réponse le 8 juin 2011 à 17:00.