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Littérature

Nous étions l'avenir, Yaël Neeman, Actes Sud

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“Le kibboutz n’est pas un village au paysage pastoral, avec ses habitants pittoresques, ses poules et ses arbres de Judée. C’est une oeuvre politique, et rares sont les gens de par le monde qui ont vécu, par choix et de leur libre volonté, une telle expérience, la plus ambitieuse qui fut jamais tentée. Qui pourrait dire non à une tentative de fonder un monde meilleur, un monde d’égalité et de justice ? Nous n’avons pas dit non. Nous avons déserté.”
Avec humour, compassion, mais aussi avec une lucidité totale, Yaël Neeman raconte l’histoire du kibboutz Yehi’am fondé par ses parents, originaires de Hongrie, et nous initie à cette vie si particulière. Elle nous fait partager la perception d’une enfant, puis d’une adolescente qui ne sait pas dire “je”, qui se fond mentalement dans un “nous” permanent au service d’une utopie insatiable, hors d’atteinte. Un jour, la séparation se produit. Elle est à l’armée, cette autre idéologie collective. La brillante soldate craque et est réformée. La bulle communautaire éclate, le monde s’ouvre à elle en même temps que viennent les mots justes pour dire la double désertion.
Une analyse d’une fécondité extrême sur l’individu, la société, le poids des idéologies et des bonnes intentions, dans ce qui fut l’expérience la plus audacieuse du xxe siècle : le kibboutz.


Encore, Hakan Gunday Galaade

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« Les clandestins montaient dans la caisse du camion et, après un voyage de deux cents kilomètres, ils montaient à bord des bateaux et se perdaient dans la nuit… »

Gazâ vit sur les bords de la mer Egée. Il a 9 ans quand, à peine sorti de l’école, il devient passeur de clandestins. Il travaille avec son père Ahad, ainsi que les frères Harmin et Dordor, commandants des bateaux qui emmènent les migrants en Grèce. Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu’au jour où Gazâ cause la mort d’un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d’un peu d’humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu’il lui avait donnée – ce qui n’empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d’observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c’est désormais à lui de trouver comment survivre…


La ballade du calame atiq Rahimi, l'Iconoclaste

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« L’exil ne s’écrit pas. Il se vit.
Alors j’ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle.
Pour les sublimer, les vénérer.
Pour qu’ils reviennent en moi.
Pour qu’ils décrivent mon exil. »

Ainsi a pris forme cette ballade intime, métissage de mots, de signes, puis de corps.

Celui qui se dit « né en Inde, incarné en Afghanistan et réincarné en France » invente une langue puissante, singulière et libre.

Une méditation sur ce qui reste de nos vies quand on perd sa terre d’enfance.


Ce pays qui te ressemble, Tobie Nathan Stock

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C’est dans le ghetto juif du Caire que naît, contre toute attente, d’une jeune mère flamboyante et d’un père aveugle, Zohar l’insoumis. Et voici que sa soeur de lait, Masreya, issue de la fange du Delta, danseuse aux ruses d’enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les commères de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se révoltant, espérant et souffrant.

Cette saga aux couleurs du soleil millénaire dit tout de l’Égypte : grandeur et décadence du roi Farouk, dernier pharaon, despote à l’apparence de prince charmant, adoré de son peuple et paralysé de névroses. Arrivée au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1952 et expulsion des Juifs. Islamisation de l’Égypte sous la poussée des Frères musulmans, première éruption d’un volcan qui n’en finit pas de rugir… C’est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortilèges sous les habits d’Hollywood. La naissance d’un monde moderne, pris entre dieux et diables.


Le Prix du livre Lorientales 2013

Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve

Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve
Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve
Pour sa 3ème édition, le prix Lorientales a été attribué ce samedi 1er juin à Lorient à Alger sans Mozart de Michel Canesi & Jamil Rahmani (éd. Naïve). La remise du prix en présence des deux lauréats aura lieu mercredi 12 juin 2013 à 18h30 à la Médiathèque F. Mitterrand (auditorium) à Lorient

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles


Journal de la mer d'arabie

Marca (Claire), Marca (Reno) Éditions : La Martinière, 2012

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"Du Yémen à l'Inde, dans le sillage des dhows".


L’histoire commence comme un simple voyage, elle se poursuit comme une enquête historico-culturelle, pour aboutir sous la forme d’un thriller journalistique à rebondissements ! Parti de Socotra, au large du Yémen, notre duo d’auteurs-illustrateurs de choc « tombe », littéralement, et fortuitement, sous le charme des dhows, ces énormes boutres de bois assurant les échanges commerciaux, depuis des siècles, entre Afrique, Arabie et sous-continent indien. L’admiration le dispute à la fascination. Ils n’auront alors de cesse de remonter la piste, jusqu’aux origines de ces antiques vaisseaux, au Gujarat. Ce carnet, entre récit de voyage, compte rendu d’expé et journal de bord, prouve, s’il en était encore besoin, la classe narrative et la verve graphique de ces grands voyageurs à l’insatiable curiosité. Densité des informations et des textes, précision des dessins, finesse des aquarelles, originalité du récit : un beau livre particulièrement enlevé et réjouissant !


ALGERIE ETERNELLE

en photos

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Cet ouvrage célèbre l'Algérie des années 1900 à 1950 à travers le fonds de photos Roger-Viollet.

Même si la plupart des photos sont posées, cet album porte un regard tendre et proche sur une Algérie intime en s'arrêtant dans les villages, fêtes traditionnelles, scènes de marchés, petits métiers d'Alger ou Oran, barbier en plein air, chamelier, terrasses de cafés...

Ces clichés plein de poésie et de chaleur nous transportent vers les charmes d'Orient, et se font invitation au voyage, dans l'espace et dans le temps.


ed. Chene


CARNETS D’ORIENT de Jacques Ferrandez , Ed. Casterman

Tome 1

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Avec la série Carnets d'Orient, Jacques Ferrandez raconte l'histoire de l'Algérie, depuis sa conquête en 1836, jusqu'à son indépendance à la fin des années 50.... Premier tome des CARNETS D’ORIENT de Jacques Ferrandez


Tome 2

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Tom 3

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Troisième volet de la chronique algérienne de Ferrandez, ce récit retrace, à travers le regard d'un enfant, les premières années du siècle dans le Sud algérien....


Tome 4

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La bande dessinée historique puise plus volontiers ses thèmes dans un lointain passé, peuplé de chevaliers et de princesses, que dans les brûlures de notre histoire contemporaine....


Tome 5

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En 1987, Ferrandez débutait sa grande fresque algérienne avec Carnets d'Orient . On y voyait le peintre Joseph Constant débarquer à Al Djezaïr en 1836 et passer dix années de sa vie à remplir des carnets de dessins....


Tome 6

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L’action, au début du récit, se situe en Algérie en novembre 1954, au cours des premières semaines de l’insurrection....


Tome 7

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Alger, 1957. Les attentats se succèdent : ceux du FLN et ceux des commandos européens d’“ ultras ”. La bataille d’Alger fait rage....


Tome 8

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Algérie, été 57. L’insurrection indépendantiste a désormais embrasé tout le pays. La guerilla du FLN et les militaires français se font face, armes à la main....


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